Deux hommes, un même destin!...

Publié le par C Chitour

« Laissez moi vous dire ce que nous, Israéliens, avons contre Moïse. Il nous a menés pendant 40 ans à travers le désert pour finalement nous installer dans le seul coin du Moyen Orient où il n’y a pas une goutte de pétrole ».

Golda Meir Premier ministre israélien

Le 27 octobre 1962 disparaissait Enrico Matteï, le président de la compagnie pétrolière italienne ENI. Le 20 octobre 2014 disparaissait le patron de la compagnie pétrolière Total.

Il y a une semaine s’ouvrait en Russie le procès des individus censés être responsables de l’accident, en l’occurrence le conducteur du chasse-neige. Une instruction rapide et un verdict rapide: c’est un accident du fait que le conducteur était soûl, qu’il a reconnu que c’était lui qui circulait avec son chasse-neige sur la piste VIP de l’aéroport de Moscou, alors qu’il n’y avait pas de neige (il pleuvait) et qu’il s’était perdu du fait qu’il y avait du brouillard. Un accident conclut le jury, personne n’y trouve à redire en France, ni Total qui ne s’est pas porté partie civile ni les familles des trois autres disparus. Circulez y a rien à voir! Peut-être qu’il y a des choses à voir? Une enquête à la hussarde et un mutisme craintif des deux pays.

Qui est Christophe de Margerie?

Christophe de Margerie, lit-on sur l’encyclopédie Wikipédia, né le 6 août 1951 à Mareuil-sur-Lay en Vendée et mort le 20 octobre 2014 à Moscou, est un cadre dirigeant français. Il travaille durant toute sa carrière au sein du groupe Total, dont il est le directeur général à partir de 2007, puis le président-directeur général à partir de 2010. (…) En 2006, dans le volet français de l’affaire «Pétrole contre nourriture», De Margerie est mis en examen le 19 octobre pour complicité d’abus de biens sociaux et complicité de corruption d’agents publics étrangers. Le tribunal correctionnel de Paris le relaxe le 8 juillet 2013. Christophe de Margerie défendait le principe de l’utilisation de la fracturation hydraulique pour l’exploration des gaz de schiste dans le Sud de la France.

«Peu après sa nomination, il passe plus de 24 heures en garde-à-vue, dans le cadre d’une affaire de corruption avec l’Iran. Il avait aussi été mis en cause dans le scandale de pots-de-vin et de surfacturations mis en place par le régime de Saddam Hussein pour contourner le programme onusien «pétrole contre nourriture». Le 8 juillet 2013 un jugement spectaculaire: tous les prévenus sont relaxés (…) Sous l’égide de celui qui a su imposer Total dans un univers dominé par les États-Unis, Total avait accéléré ces dernières années ses investissements dans l’exploration, pour remplir des objectifs ambitieux de croissance de sa production de pétrole. En 2013, Total était la première entreprise française et la onzième du monde en termes de chiffre d’affaires, générant quelques 288,8 milliards de dollars et un bénéfice de 11,2 milliards de dollars. Il était proche de Vladimir Poutine» (1),

Total et les ONG: pas d’état d’âme

Pour de Margerie «La mission de Total n’est pas de restaurer la démocratie dans le monde. Ce n’est pas notre métier. Total n’est ni un outil politique ni une ONG.» Cette phrase, prononcée par le défunt P-DG de Total, Christophe de Margerie, à propos des activités de la multinationale en Birmanie, résume à elle seule la relation conflictuelle de l’entreprise française avec les Organisations non gouvernementales. «Il est reproché à Total d’avoir eu connaissance de l’infraction de travail forcé, […] d’en avoir profité directement, faisant de Total un véritable auteur de l’infraction de séquestration», précise l’ONG Sherpa.» (2)

Total : Les zones d’ombre

Pour Muriel Boselli, journaliste indépendante spécialiste du secteur de l’énergie, auteur de L’Énigme Margerie.

«Les autorités russes ont décrété qu’il s’agissait d’un accident, quelques heures après le drame (…) On était dans un contexte très particulier de sanctions économiques à l’encontre de la Russie. Avec un Christophe de Margerie qui était fermement opposé à ces sanctions. Le groupe a de gros intérêts en Russie. La Russie va devenir le premier fournisseur d’hydrocarbures pour Total d’ici à 2020. Je ne peux pas vous dire que je suis convaincu par la thèse de l’assassinat, ni par celle de l’accident. Il manque trop d’éléments pour se faire une opinion. C’est justement ça qui me trouble.»(3)

Le pétrole premier responsable du malheur des peuples

Il faut d’abord dire que la compagnie Total a une généalogie singulière: son ancêtre est la Compagnie française des pétroles créée en 1924. Pour rappel « L’une des actions de modernisation entreprise par la Sublime Porte , écrit l’historien Henry Laurens, fut le chemin de fer Berlin-Bagdad (Bagdadbahn), une voie ferrée de 1600 km de long, construite entre 1903 et 1940 dans l’Empire ottoman pour assurer la liaison entre Konya (Turquie actuelle) et Bagdad (Irak actuel). (…) L’aspect de prestige n’est pas à négliger puisque l’empereur Guillaume II s’implique personnellement dans le projet (…) La politique allemande vient ici contrecarrer les intérêts français et surtout britanniques. Le chemin de fer Berlin-Bagdad et les missions militaires allemandes sont deux aspects de la liaison de plus en plus étroite entre l’Empire ottoman et les Empires centraux, qui devait les conduire ensemble vers la Première Guerre mondiale. (…)En 1912, la Deutsche Bank acquiert une part de 23,75% dans la Turkish Petroleum Company, société à capitaux britanniques et néerlandais Après la Première Guerre mondiale, la Deutsche Bank devra céder sa part de la Turkish Petroleum Company à la Compagnie française des pétroles.» (4)

Justement le pétrole sera le facteur structurel de toute la politique des puissances de l’époque, l’Angleterre et la France. C’est Clemenceau président du Conseil qui donna la juste mesure de l’importance du pétrole dans la guerre : «Il faut que la France combattante, à l’heure du suprême choc germanique, possède l’essence aussi nécessaire que le sang… une goutte de pétrole vaut une goutte de sang.» (4) Après les accords de Sykes Picot, on sait que les Etats Unis ne furent pas satisfaits. Du fait que la première guerre mondiale a été gagnée grâce à eux, ils demandèrent leurs parts au Moyen Orient, Devant les atermoiements des anciennes puissances définitivement sur le déclin, devant la défaite de l’Allemagne ; le rouleau compresseur américain a commencé à produire ses effets. La cible ? L’Arabie saoudite et le coup de génie fut de s’allier aux Saoudiens en leur promettant la sécurité politique contre la sécurité des approvisionnements américains à un prix fixé de fait par les compagnies américaines et les deux européennes fonctionnaient en cartel – les fameuses sept sœurs, le sette sorele- d’où étaient exclus l’ENI et la CFP qui deviendra après bien des opa la compagne Total dont le dernier avatar fut Elf avec les scandales qui vont avec…

Ce cartel pris son essor après les accords d’Acchnachary dits de la ligne rouge. Une compagnie pétrolière mixte arabo-américaine fut créée ce sera la fameuse Aramco . La concession de cette compagnie couvrait et couvre toujours pratiquement tout le territoire saoudien .

Enrico Matteï : Un leader charismatique

«Enrico Mattei, né en Italie, à Acqualagna, 1906, fut militant dans la Résistance italienne, se révélant un homme courageux, véritable meneur d’hommes. Il est nommé commissaire pour la liquidation de l’Agip dans l’immédiat après-guerre, il réussit à convaincre le gouvernement de l’époque de renoncer à liquider l’entreprise pétrolière italienne et d’investir dans un cartel public, l’ENI, qui s’occuperait de garantir à l’Italie les approvisionnements en gaz et en pétrole dont elle avait besoin pour soutenir son envolée économique. La politique autonome de l’ENI s’est adressée surtout aux pays du Proche et du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. L’approche non colonialiste de Mattei envers les pays producteurs de pétrole, ses méthodes élémentaires et simples dans les négociations économiques ainsi que sa politique de formation professionnelle des équipes de techniciens ont déterminé le succès international de l’ENI.» (6)

«La toile de fond de cette histoire (la mort de Mattei), aussi noire que le pétrole, est le cartel des sept grandes compagnies pétrolières anglo-saxonnes – surnommées avec mépris par Mattei «Le sette sorele» «les sept soeurs» – British Petroleum, Gulf, Texaco, Royal Dutch Shell, Chevron, Exxon et Mobil. Celles-ci tenaient d’une main de fer les ressources énergétiques au Moyen-Orient. Or, Enrico Mattei, fondateur charismatique de la firme pétrolière italienne ENI, est convaincu que l’avenir de l’Italie de l’après-Seconde Guerre Mondiale réside dans une industrialisation fondée sur une énergie bon marché. Si les réserves pétrolières de l’Italie sont limitées, Mattei est persuadé qu’il est possible d’aller chercher le pétrole hors de ses frontières à condition de nouer avec les pays producteurs des relations débarrassées de tout relent colonialiste. (…), il se proposait d’accompagner l’essor économique des pays en les associant, par un transfert progressif de technologie, à la mise en valeur de leurs sources d’énergie. «L’ENI c’est Mattei, et Mattei c’est l’ENI. Ses ambitions semblent illimitées», s’inquiétait Clare Booth Luce, ambassadrice des États-Unis à Rome dans une note confidentielle de 1955.»(6)

«L’ENI, poursuit Karel Vereycken (…) signe en 1957 un accord historique avec l’Iran, laissant pour la première fois trois quarts des profits au pays producteur et rompant avec le traditionnel fifty-fifty des «sept soeurs». Dans le monde de l’énergie et des relations internationales, cet accord fait l’effet d’une bombe. Les contrats innovent sur un point essentiel: désormais le pays producteur n’est plus un simple rentier de ses richesses, mais devient un acteur industriel associé à la mise en valeur des hydrocarbures extraits de son sol. En permettant aux pays producteurs de se transformer en industriels, Mattei s’attaque aux racines économiques du néocolonialisme. Cela lui vaut d’établir des relations de confiance avec les dirigeants des pays arabes. Il apporte aussi son soutien durant la guerre d’Algérie au FLN. La France et les États-Unis ne lui pardonneront pas ces multiples affronts. Le «révolutionnaire» Mattei devient l’homme à abattre. (…) il franchit la ligne rouge: le rideau de fer séparant les blocs de l’Ouest et de l’Est. En 1960, il négocie avec le ministre soviétique des Affaires étrangères, Andreï Gromyko, un accord selon lequel l’Urss fournira 12 millions de tonnes de pétrole à un prix inférieur de 40% à celui pratiqué par les entreprises internationales. En échange, l’ENI s’engage à fournir des équipements, notamment des tuyaux pour ses oléoducs Même si ce n’est pas le premier accord du genre, celui-ci fait scandale.» (6).

La disparition d’Enrico Matteï patron de l’ENI

Naturellement, les Américains consolidèrent leur emprise et toute la géopolitique américaine sent le pétrole et les nations qui ne l’ont pas compris le paieront à leur dépens. L’invasion de l’Irak par deux fois, l’éclatement de la Yougoslavie ( avec la création ex nihilo du Kossovo) où se trouve la plus grande base américaine en Europe qui permet d’avoir un regard sur ce qui se passe en Europe , l’Afghanistan , le chaos libyen et la Syrie qui ne veut pas mourir c’est encore et toujours le pétrole. Le feuilleton turc s’est peut être le début d’une affaire pétrolière. Il vient que les nations européennes exception faite du Royaume Uni se battent pour leur approvisionnement pétrolier par leur compagnie interposée Il y a un parallèle avec Enrico Mattei, le patron de la compagnie pétrolière ENI, mort en 1962 dans le crash de son avion lors d’un atterrissage à Milan… Comme Christophe de Margerie, Enrico avait décidé de faire du business où bon lui semblait, en se fichant de l’hégémonie des Américains dans le secteur pétrolier. Il était l’interlocuteur des chefs d’Etat du tiers monde qui le recevaient avec les honneurs dus justement à un chef d’État.

La politique tout azimut de Mattei faisait scandale aux États ! Comment une compagnie insignifiante peut elle venir concurrencer l’ordre établi par l’hyper-puissance américaine qui était alors au zénith ? 50 % de la richesse mondiale était détenus par les Etats Unis ! « Le président John Fitzgerald Kennedy et les dirigeants d’Exxon ont un accord à lui [Matteï ndR] proposer. La proposition est simple: en échange de l’engagement de Mattei de ne plus traiter avec les Soviétiques, la compagnie américaine fournira à l’Italie tout le pétrole souhaité à un prix concurrentiel. Il meurt le 27 octobre 1962 dans les mêmes circonstances que de Margerie (…) » (5)

On l’aura compris sa mort il l’a décidée par son refus. Ce n’est que 35 ans plus tard que la vérité éclate. Le 20 novembre 1997, le parquet de Pavie en Lombardie annonce officiellement qu’une bombe a bien été placée dans le bimoteur Morane-Saulnier qui, en provenance de la Sicile, a explosé en vol entre Milan et Pavie. C’est Tommaso Buscetta, le plus célèbre des repentis de la mafia sicilienne, qui donna un témoignage décisif dans l’affaire Mattei: la mafia américaine aurait demandé à la «maison-mère» sicilienne de faire disparaître ce grand patron qui dérangeait les intérêts des majors américaines.» (6)

Karel Vereycken voit à son tour une analogie avec la mort de Matteï coupable de s’être mis à dos les États-Unis dans le business du pétrole où tous les coups sont permis: «Sans prétendre disposer de preuves formelles et tangibles que De Margerie ait été effectivement liquidé par des intérêts anglo-américains, la journaliste Muriel Boselli pose les bonnes questions en consacrant un chapitre entier à l’affaire Mattei, le patron de la firme pétrolière italienne ENI mort dans un crash d’avion en 1962, pour démontrer que cette hypothèse n’a rien d’absurde.»

«Les deux hommes se ressemblent dans leurs personnalités et leurs visions. Ils sont sûrs de leur bon droit de faire des affaires où bon leur semble, en n’hésitant pas, si nécessaire, à marcher sur les plates-bandes des États-Unis, comme au Moyen-Orient, et à critiquer ouvertement la politique étrangère de la superpuissance. Ils sont tous deux dotés d’une assurance hors du commun avec un goût prononcé pour le risque. Si l’Italien est d’origine sociale modeste et le Français issu de la haute société, les deux iconoclastes sont animés par la revanche. Leur moteur n’est pas l’argent. Mattei est porté par le désir de favoriser l’indépendance énergétique de son pays et Margerie par son dévouement à toute épreuve pour Total.

Enrico Mattei n’hésitait pas à négocier des contrats avec l’URSS en pleine Guerre froide. Christophe de Margerie, de son côté, luttait publiquement contre les sanctions économiques imposées par l’Occident à la Russie en pleine crise ukrainienne, se faisant de nombreux ennemis au passage. Officiellement, le crash de l’avion de Mattei est attribué au mauvais temps. Mais trente-cinq ans après l’accident, des repentis de la mafia sicilienne, ont avoué avoir placé une bombe dans l’avion à la demande de la pègre américaine, elle-même aux ordres de la CIA et du FBI. À ce jour, les commanditaires de l’attentat ne sont toujours pas connus.» (6)

Pour Richard Le Hir rédacteur d’une contribution en ce sens, les États-Unis ne seraient pas étrangers à cette mort.

«Dans mes deux articles précédents, écrit-il ‘Un accident bizarre qui en rappelle un autre” et Un embarras Total”, j’ai souligné les ressemblances entre les circonstances de la disparition d’Enrico Mattei, le P-DG de la firme pétrolière nationale italienne ENI au début des années 1960, et celle de Christophe de Margerie, le P-DG de Total, survenue il y a un peu plus d’un mois à l’aéroport Vnoukovo de Moscou. J’ai également démontré que les États-Unis étaient à l’origine de la première, et qu’il existait d’excellentes raisons de croire qu’ils étaient aussi à l’origine de la seconde. En effet, autant Mattei que de Margerie constituaient des menaces claires à leurs intérêts pétroliers et financiers, en plus de défier ouvertement leur hégémonie mondiale, et la menace posée par De Margerie était sans doute encore beaucoup plus existentielle que celle qu’avait posée Mattei, (..) En effet, de Margerie était le P-DG de Total, seule entreprise non américaine avec BP. Très tôt, elle a été présente au Moyen-Orient, notamment en Irak, en Afrique du Nord, et en Afrique équatoriale. Ainsi, on apprenait encore ces derniers jours que Total avait accepté de verser 400 millions $ US en guise de pénalité pour avoir enfreint l’embargo des États-Unis contre l’Iran au début des années 2000, au détriment de l’américaine Conoco.» (5)

Enrico Mattei et l’Algérie

Enrico Matteï fut de ceux qui avaient une proximité avec la Révolution: «Quelques jours avant une visite d’amitié et de travail en Algérie, depuis peu indépendante, pour laquelle il avait activement milité, Enrico Mattei meurt. Mario Pirani, journaliste et écrivain, que Mattei lui-même, en 1961, avait nommé responsable d’une sorte d’Observatoire italien composé d’une équipe de techniciens de l’ENI est envoyé sous couverture à Tunis pour prêter assistance au gouvernement algérien en exil, et pour l’aider à dessiner les scénarios énergétiques futurs de l’Algérie indépendante » (7). «

Le témoignage de Pirani, recueilli par la soussignée sous forme d’interview filmée chez lui à Rome, a été diffusé pendant le colloque qui s’est tenue à Alger. C’est un document fondamental sur l’apport technique de Mattei et de son personnel en vue des négociations d’Evian. Mario Pirani, en sa qualité d’«ambassadeur de la République de Metanopoli» – c’est ainsi qu’on l’appelait alors – raconte ses rencontres et ses pourparlers avec les protagonistes politiques européens et maghrébins de l’époque.» (7). On dit que les services secrets français et même l’OAS auraient été les instigateurs de l’accident.

En définitive, mis à part les circonstances de leur mort et leur résilience à se battre il y a des années lumière entre l’action de Margerie qui consistait à imposer Total pour enrichir les riches comme ceux du Cac 40 et le combat de Matteï qui non seulement a pu imposer l’ENI dans un contexte autrement plus dur, du fait de puissance des sept sœurs et de l’hégémonie totale américaine mais aussi par ses convictions tiers mondistes –son fameux fifty-fifty– qui ont fait qu’il voulait participer au développement de l’industrie pétrolière algérienne qui peinait à sortir de l’hégémonie de la CFP (Total actuel) et de la SN Repal deux compagnies françaises qui pensaient et pensent toujours- nostalgie de l’empire aidant- que l’Algérie est et doit demeurer leur chasse gardée.

Les nationalisations de 1971 ont permis à l’Algérie de compléter son indépendance économique. Ce que nous avons fait de la manne du pétrolière en le gaspillant d’une façon inconsidérée à telle enseigne que dans l’Algérie de 2016, on se tient le ventre chaque fois que le baril du pétrole yoyote est une autre histoire , c’est celle du Dutch disease syndrome hollandais dans toute son horreur. A quand une transition énergétique en pente douce vers le Développement Humain Durable qui fait son miel de l’intelligence pour pouvoir avoir une chance de survivre dans un monde où comme le dit si bien Nietzsche, « périssent les faibles et les ratés »?

Notes

1.http://www.huffingtonpost.fr/2014/10/21/christophe-de-margerie-patron-france-total_n_6019242.html

2.http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20141022.OBS2846/mort-de-margerie-total-la-bete-noire-des-ong.html

3 http://www.ouestfrance.fr/europe/france/les-zones-dombre-de-laffaire-de-margerie-4391533

4. Le Bagdad Bahn: Encyclopédie Wikipédia

5.https://www.monde-diplomatique.fr/2003/04/LAURENS/10102

6. https://blogs.mediapart.fr/danyves/blog/011214/affaire-de-margerie-3eme-partie-un-message-des-etats-unis-la-france-la-maniere-du-parrain

7.http://www.solidariteetprogres.org/karel-vereycken.htmlhttp://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/la-mort-de-christophe-de-margerie.html

8.http://baldi.diplomacy.edu/diplo/texts/cantini_Mattei_FR.pdf

Publié dans Réalité impériale

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